Iman Fernandez : le visage de la danse orientale à Marseille (13)

"La danse orientale est une véritable révélation."

« La danse orientale est une véritable révélation. »

Au-dessus de sa tête, les conversations des adultes bourdonnent sans cesse. C’est un repas de famille. Soudain, l’attention de l’enfant est accrochée : sa grand-mère évoque sa jeunesse, quand « elle rêvait de faire une carrière de danseuse. » La petite fille imagine sa grand-mère « dans ce désir qu’elle n’avait pas pu réaliser.»

Puis, elle file admirer Samia Gamal dans le film  « Ali-Baba et les 40 voleurs.» Petit à petit, les rêves de la femme et de la fillette se confondent. Le destin d’Iman s’écrit.

Dans un premier temps, Iman envisage de se consacrer « à une carrière de comédienne et [a] une terrible envie de se mettre à la danse » pour compléter et solidifier sa formation. Toutefois, elle ne sait pas quelle danse choisir. Plusieurs la tentent. Le destin – qui fait bien les choses 😉  – dépose sur le pare-brise de sa voiture une publicité pour une école de danse qui propose « des cours de toutes sortes de danses…à volonté ! Quoi de mieux pour se décider ? »

Sauf que…le soir où elle doit essayer le cours de danse orientale, elle hésite à s’y rendre : « Ali Baba et les 40 voleurs » est diffusé en première partie de soirée à la TV ! C’est un choix cornélien pour Iman 😉 : revoir une énième fois le film qui a bercé ses rêves de fillette, ou sortir à la rencontre de son destin de femme. Elle se décide finalement pour la deuxième option. Elle se rappelle : « Et dire que j’ai failli ne pas y aller ce soir-là car ils diffusaient « Ali Baba et les 40 voleurs ! » 😉

« Je me souviens avec beaucoup de nostalgie de ces premiers cours de danse orientale où je découvrais les musiques, les mouvements et les danses ! » L’émotion est réelle quand Iman évoque l’enthousiasme qui grandit et qui la pousse à réviser « a peine rentrée chez [elle] Dès que j’avais un moment de libre, je m’amusais à danser ou à améliorer ma technique. » Elle salue avec gratitude l’enseignement de sa première professeure qui « allait bouleverser [sa] vie. »

"A la rencontre de son destin de femme."

« A la rencontre de son destin de femme. »

Le premier gala est « très différent de ce que je connaissais de la scène par le théâtre. J’avais si peur ! La sueur perlait sur mon visage et une goutte est entrée dans mon œil…aïe ! » 😉 Iman raconte avec humour ses débuts à ses élèves pour leur permettre de dédramatiser leurs premières expériences en public.

Grâce à la danse orientale, Iman réalise des projets, danse dans des lieux magiques, et nouent des relations qui se transforment parfois en amitiés. Mais surtout,  chaque jour, son destin « prend le dessus » et lui apporte la force de cette certitude : la danse orientale, c’est sa vie.  Car si Iman ne s’est jamais dit qu’elle allait faire de la danse orientale son métier  « tout s’est enchainé très rapidement. C’était écrit. Pour le moment je suis là, et je profite de chaque instant. » La danse orientale est « une véritable révélation. » Elle lui a permis d’être « en accord » avec elle-même et de trouver « mieux que les mots pour [s’] exprimer » : son corps.

Aussi franche que belle, elle avoue volontiers que certains soirs « on se donne moins » ou qu’il est parfois un peu compliqué de s’adapter « aux arrangements de dernière minute qui mettent la pression. » Les blessures ouvrent sur des périodes de fragilité.

Mais la flamme ne s’éteint pas pour si peu ! Loin s’en faut 😉 « Toujours passionnée par le théâtre, la mise en scène et l’écriture » Iman crée pour les galas de ses élèves « des spectacles mêlant conte, danse et musique. » Ce travail d’une singulière qualité est repéré par une société de production qui  lui propose de réaliser un tel spectacle dans une version professionnelle. C’est un rêve que « je n’aurais pas osé imaginer jusqu’à l’année dernière. » Un projet de longue haleine, qui fait battre son cœur au fil des saisons de la vie.

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4 réponses à Iman Fernandez : le visage de la danse orientale à Marseille (13)

  1. Coucou Sophia,
    Merci pour ce bel article. C’est assez amusant de voir comment naît une passion, comment une personne fait ses choix. J’aurais beaucoup aimé pratiqué la danse orientale aussi!! De mon côté, je n’ai fait que de la danse classique.
    C’est une plaisir de te lire, et de venir sur ton blog qui a un thème très original.
    Je te souhaite une bonne soirée.
    Bisous.

    • Sophia Sola dit :

      Bonjour Needs and Moods. Je suis comme toi : la naissance des passions m’interpelle, parce que je les considère comme une (re)naissance. Vivre de sa passion – surtout quand elle est artistique – est un défi de tous les jours. Ce n’est pas juste « tenter de faire quelque chose » comme je l’ai entendu parfois. C’est s’impliquer totalement, et cela mérite le respect, même quand cela débouche sur une demi-victoire ou un échec. 😉
      Bonne journée à toi et à + sur ton blog.
      PS : On ne vit qu’une fois! Alors, si la danse orientale te tente, ne résiste pas 😉

      • Oh j’aimerais bien. Tu sais, je suis une grande « touche à tout » mais je n’en ai vraiment pas le temps malheureusement. J’ai déjà des passions très prenante (entre autre la musique…) et je sais que si je m’éparpille, je n’avancerais plus dans aucun domaine. Mais plus tard pourquoi pas!!! ^^
        Bonne soirée mabelle. Bisous.

        • Sophia Sola dit :

          🙂 La musique est une passion à plein temps…+ ton blog et ta nouvelle chaîne, je comprends que 24h ne suffisent pas ! 😉

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