Marlène Barre : le visage de la danse orientale à Caen (14)

Considérer la danse orientale d'un point de vue artistique

« Considérer la danse orientale d’un point de vue artistique »

« Que veux-tu faire plus tard ? » est sans doute l’une des questions les plus universellement posée aux enfants. Il est amusant de se la reposer au cours de sa vie, pour mesurer combien nous sommes proches, ou éloignés, de nos rêves d’enfant. Pour Marlène, rêve d’enfant et réalité quotidienne se confondent : « J’avais décidé dès 8 ans d’être professeur de danse. »

Déterminée, elle suit les cours de nombreux enseignants, voyageant à travers les gestuelles, les continents et les codes : danse classique, modern’jazz, salsa, danse africaine… La danse orientale n’est pas tout de suite une évidence. Il faut attendre la rencontre avec Leïla Hadad pour que Marlène découvre « une danse codifiée, rigoureuse » dotée d’une véritable dimension artistique.

Dès lors, Marlène ne compte pas ses déplacements pour suivre les cours et les stages de cette professeure. C’est dans le cadre de cette formation qu’elle danse au Théâtre Mogador. Au-delà du prestige de cette scène, il s’agit d’une étape importante dans sa vie, puisque « une grande partie de [sa] famille était là et a compris [sa] passion. »

Sa première apparition en public a lieu alors qu’elle est élève dans un cours de modern’jazz. Elle se souvient que cette expérience « n’a fait que renforcer [sa] certitude de vouloir danser toute [sa] vie. » 😉

Depuis 2003, elle est de l’autre côté du miroir pour organiser les galas de ses élèves. Ces rendez-vous où elle « retourne chaque année avec bonheur », lui réservent parfois des expériences improbables, comme lorsqu’une des petites danseuses, ravie de voir ses parents dans le public, est allée « s’asseoir sur le bord de la scène pour demander un bisou à sa Maman ! » 🙂

Pour Marlène, la danse orientale c’est aussi « la rencontre avec la musique orientale qui a été déterminante pour [ses] créations chorégraphiques. » Elle développe un travail basé sur la gestuelle et les mouvements intuitifs. Pour elle, la musique orientale, notamment celle de Farid El Atrach et de Fairouz qu’elle aime tout particulièrement, est un vecteur puissant d’émotions, lesquelles sont à la source du geste et de la danse. Et de citer parmi ses meilleurs souvenirs, sa récente collaboration avec une violoniste.

Marlène souhaite « amener dans les théâtres » la danse orientale aussi souvent que possible. Sa démarche nous invite à considérer la danse orientale d’un point de vue artistique, plus que culturel : « J’aimerais qu’un jour, quand on parle de danse orientale [on parle] d’une danse riche de 2.000 ans d’histoire, ayant le droit de s’exprimer au même titre que la danse classique ou contemporaine. »

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