Neïla El Helwa : le visage de la danse orientale à Pessac (33)

"Regard à la Elisabeth Taylor."

« Regard à la Elisabeth Taylor. »

« Cette danse m’a appelée… » Lourde chevelure, regard à la Elisabeth Taylor et teint de porcelaine, il est évident que Les Parques ont de grandes ambitions pour NeïlaA moins qu’ une marraine fée se soit penchée sur son berceau, et lui ait offert cette envie « depuis toute petite, avant même d’avoir vu une danseuse en chair et en os » de faire de la danse orientale. Le « mystère » de cette vocation demeure. Quoi qu’il en soit, quand Neïla admire Samia Gamal dans « Ali Baba », elle veut depuis longtemps apprendre la danse orientale.

Oui, mais…  « Dans un coin où les activités un peu marginales ne [courent] pas les rues » la jeune fille désespère de pouvoir mettre son projet en pratique. Alors, quand elle reçoit un DVD de Jillina à Noël, elle commence avec passion son apprentissage. Elle s’y applique si bien, que, lorsqu’une amie l’informe « de l’existence d’un nouveau cours dans la ville d’à côté » et que Neïla s’y précipite, en plein mois de janvier, la professeure et les élèves lui demandent où elle a appris la danse orientale, et qui était sa professeure. « J’étais rouge écarlate. » Mais au-delà de son émotion, elle comprend qu’elle est « au bon endroit, au bon moment. » Avec le recul, elle ajoute : «  Je danse parce que mon histoire m’a amenée là, c’est une continuité, et après une bien longue expérience en développement personnel, je peux dire que c’est un besoin. »

"Cette danse m'a appelée."

« Cette danse m’a appelée. »

Il est « important de ne pas négliger ses débuts, les difficultés qu’on a rencontrées et notre évolution. » Pour Neïla, ces premiers cours sont un défi pour sa timidité, mais aussi l’opportunité de réaliser son rêve. « A aucun moment, je ne me suis demandé si j’allais pouvoir rattraper le retard que j’avais accumulé, j’étais bornée, je VOULAIS danser… » Cette détermination est rapidement récompensée quand sa professeure lui prête un costume et la lance sur scène pour son premier solo. « On voyait ma timidité sur scène, mais j’avais le sourire tout le long. »

Aujourd’hui, c’est avec un sourire plus confiant, et aussi sincère, qu’elle raconte comment, lors d’une prestation en restaurant, elle glisse dans de la sauce : « Je faisais des ailes d’Isis……et ZOUUUUUP, je suis tombée. En fait, j’en ris beaucoup. » 😉

C’est avec la même simplicité, et beaucoup d’intelligence, que Neïla aborde le rôle de la danse orientale dans sa vie : « Je me fiche d’être meilleure qu’une autre parce que je danse ce que je suis. Nous sommes tous quelqu’un, et c’est ce qui doit s’exprimer dans la danse. » Ce credo guide Neïla quand elle perd contact avec les raisons qui la poussent à danser. Elle reconnaît « qu’il est facile de se perdre dans le business occidental, dans la poursuite de la réussite, se perdre à se mesurer à l’autre » mais elle sait revenir à l’essentiel : contribuer au monde en s’améliorant « pour exprimer de mieux en mieux les images [qu’elle a] en tête, exprimer encore mieux ce [qu’elle veut] transmettre et être au plus près de chacune de [ses] élèves. »

Mais Neïla va bien au-delà de la recherche de la virtuosité. Pour elle, la danse orientale est aussi le vocabulaire d’émotions indicibles et de moments symboliques. Comme lorsqu’elle danse pour ses parents, évoquant les épreuves qu’ils ont traversées, et leur offrant à chacun une rose blanche, image de l’apaisement de leur relation : « Aujourd’hui, je pleure encore en regardant la vidéo […] C’était très émouvant, autant dans les coulisses, le public, que pour moi-même. Ce souvenir est un diamant pour moi. »

Comme Marylin Monroe, Neïla pourrait dire : « Je ne veux pas être riche. Je veux être merveilleuse. »

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