Pauline Ata : le visage de la danse orientale à Valence (26)

'...l'art d'être femme.'

‘…l’art d’être femme.’

‘Autour d’elle, tous les regards étaient fixes, toutes les bouches ouvertes tandis qu’elle dansait ainsi […]’

Victor Hugo, ‘Nôtre Dame de Paris’

Pauline danse l’art d’être femme. Elle maîtrise la danse orientale et la danse tahitienne, techniques qu’elle s’approprie avec aisance pour incarner les archétypes de la Féminité avec créativité et espièglerie.

Aujourd’hui, Pauline s’intéresse ‘à toutes les danses sans jamais se cloisonner.’ Mais avant ses 20 ans, elle ne jure que par les sports de combat et le skateboard. La danse orientale est ‘sans réel intérêt’ pour cette belle fille à la silhouette musclée. Le comble est que sa maman enseigne… la danse orientale 🙂 Il faut d’ailleurs saluer la persévérance maternelle qui finit par payer : Pauline accepte de participer à un cours de sa Maman. Et c’est ‘une révélation !’ La gestuelle ‘a eu une forte résonance en moi. J’ai alors eu un appétit d’ogre, et j’ai suivi tous les cours que je pouvais (quasi tous les soirs !) et je n’ai depuis jamais plus quitté les salles de danse !’

Reconnaissante, Pauline est très consciente de la chance qu’elle a d’avoir pour première professeure sa Maman, qui, en plus de mettre à sa disposition son savoir et son expérience en danse orientale, la fait bénéficier de ses dons de ‘couturière hors pairs, tous nos costumes sont faits main sur mesure !’

'...le don de la danse...et l'amour du public.'

‘…le don de la danse…et l’amour du public.’

Mais la chance ne fait pas tout. Pauline n’oublie pas que ‘c’est en travaillant que l’on devient meilleur ! Donc hop hop hop au boulot !’ 🙂 Disciplinée et déterminée, elle est remarquée par Séphora Beka qui lui propose de danser aux côtés de Didem Kinali, Anna Borisova, Hakim et d’autres grands noms de la danse orientale lors du Raqs ou Bess Bellydance Show 2014, à Marseille. ‘Je suis restée sans voix ! et dans les coulisses j’étais comme une petite fille le jour de son anniversaire !’

Pauline ne compte pas dans ses meilleurs souvenirs que les succès qu’elle doit à son seul talent. Elle n’oublie pas ‘les fous rires avec les copines’ et ajoute qu’elle est ‘très heureuse d’avoir aussi une compagnie : la compagnie TANGERINE.’

C’est avec cette compagnie que Pauline donne vie à ses projets. C’est le cas notamment de la création originale ‘Retro-Orient’, où danse orientale des années 50, culture Pin’Up et fusions se rencontrent et se mêlent pour célébrer la Féminité.

Avec humour, elle évoque aussi les ratés ‘il y en a eu tellement !’ Les jupes dans lesquelles on trébuche, le maquillage qui fait des siennes, les publics amorphes ou ‘fracasser une ampoule de lampe dans un restaurant avec sa canne…bref ce sont toutes ces erreurs qui te font apprendre et progresser, alors étrangement si c’était à refaire je les referais toutes’ 😉

Lors de son tout premier spectacle de fin d’année, Pauline, ‘pas encore très à l’aise ni avec les mouvements, ni le costume et très stressée !!’ s’étonne que le public applaudisse la chorégraphie qu’elle vient d’exécuter. Mais ‘j’ai trouvé ça super et bien sûr j’ai voulu recommencer…’ Terpsichore, quand elle s’est penchée sur le berceau de Pauline, y a déposé le don de la danse…et l’amour du public.

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