Saba : le visage de la danse orientale à Fort-de-France (972)

Houri brune à l'âme secrète

« Houri brune à l’âme secrète »

Le temps est suspendu. Seule au milieu d’eux*, elle danse. Ondulations qui rappellent la mer, accents qui s’ancrent dans la terre, temps morts d’où naissent des envolées, elle hypnotise les convives. De regards fixes en regards timides, son pouvoir n’a pas besoin de symboles et de protocoles pour se déployer. Il s’incarne pleinement dans le corps dévoilé de la danseuse. Fascination.

Saba découvre la danse orientale tout simplement à l’occasion d’une sortie dans un restaurant.  Immédiatement, elle remarque à quel point la danseuse exerce un pouvoir qui attire irrésistiblement hommes et femmes.  Elle perçoit à quel point cette danse permet de se sentir plus belle et féminine, elle qui souffre cruellement d’un manque de confiance.

C’est d’abord pour se connecter – ou plus exactement se re-connecter – avec sa féminité que Saba s’inscrit à son premier cours de danse orientale. Elle devine intuitivement que toutes les femmes possèdent ce pouvoir qu’elle a observé chez la danseuse du restaurant. Encore faut-il savoir comment  l’affranchir des limites posées par l’éducation, les peurs,  et les cultures patriarcales. Pour Saba l’apprentissage est rapide et épanouissant. Bien plus qu’un loisir, la danse orientale devient son oxygène : les moments où je danse sont les seuls moments où je ne pense à aucun des soucis que la vie quotidienne nous inflige.

Au fil du temps, la danse prend de plus en plus de place dans [sa] vie. Sa passion gagne contre sa timidité maladive et, à l’occasion de son premier gala de fin d’année, alors qu’elle s’est cassé le poignet, et porte un plâtre peu élégant, l’envie de danser est la plus forte : elle monte sur scène 😉 Fracture, plâtre, petit costume fait maison n’ empêchent pas son enthousiasme et son engagement qui caractérisent sa relation avec la danse orientale.

Exigeante et à la recherche d’authenticité, Saba parcourt les continents pour se perfectionner auprès de professeurs renommés, et séjourne en Egypte dès que possible. C’est au cours de ses voyages qu’elle se fait ses plus beaux souvenirs, ceux qui lui procurent toujours un pincement au cœur quand [elle] repense aux grands artistes [qu’elle] a vus en live ou [qu’elle] a pu côtoyer en stage. Et d’ajouter : On se sent tellement petite à côté d’eux. 🙂

Bien sûr, il y a aussi des moments de découragement, de doutes, de travail non récompensé à sa juste valeur : Hmmm, on a tous des hauts et des bas, n’est-ce pas ???  🙂

Houri brune à l’âme secrète, sa première scène en tant que professionnelle, Saba n’y pense même pas, avant d’être embarquée dans cette aventure par une copine. Elle reconnaît qu’avoir été un peu bousculée a été bénéfique pour elle qui, jusque-là, n’osait même pas improviser en classe.

D’autres contrats suivent, qui nourrissent sa confiance en elle. Désormais, le rêve de Saba est de faire rayonner ce bel art dans [son] département au-delà de l’aspect ‘couscous-paillettes’. Initier les autres, maintenant que la magie de sa Féminité lui a été révélée.

 * les passages en italiques et en couleur sont les propos de Saba

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2 réponses à Saba : le visage de la danse orientale à Fort-de-France (972)

  1. florence dit :

    Cette fille est super et superbe. Saba au coeur d’or. J espere la revoir tres vite sur scène …. Une scène en métropole qui sait ?.

    • Sophia Sola dit :

      Saba, et toutes celles qui ont accueilli le « Tour de France de la danse orientale » sont des femmes généreuses qui font honneur à cette danse, trop souvent victime de clichés.

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