Sylvie Coulpied : le visage de la danse orientale à Colmar (68)

 

"Derrière le visage aux yeux de chat, se dessine une femme intrépide."

« Derrière le visage aux yeux de chat, se dessine une femme intrépide. »

Les scènes ont un parfum particulier. Dans les coulisses, les danseuses sont enveloppées par cette odeur de poussière chauffée mêlée à celle, plastique, du tapis de sol. Les scotchs noirs tracent des lignes plus sombres, qui semblent inviter celles qui les regardent à fuir loin pour échapper au trac. « Un trac incroyable. Ma prof de l’époque ne nous enseignait pas de chorégraphie. Juste de la technique. Nous devions nous débrouiller toutes seules et monter notre propre chorégraphie. » Elles se sont réunies, elles ont travaillé, et, avec « une bonne dose d’inconscience » 😉 elles se sont offert leur première scène en danse orientale.

Sylvie se souvient d’avoir été « super soulagée […] et heureuse quand le public […] a applaudi. » Il faut dire qu’elle se lance avec ardeur dans cette aventure audacieuse, allant « exprès à Paris pour acheter [son] premier costume. Je ne connaissais pas d’autres endroits ! » 😉 Derrière le visage aux yeux de chat, se dessine une femme intrépide.

A présent, Sylvie enseigne et apprend à ses élèves des chorégraphies 🙂 D’ailleurs, l’un de ses plus grands bonheurs est d’être témoin de « la joie de [ses] élèves quand elles présentent sur scène leur travail de l’année…et qu’elles [l’] en remercient. » Parfois, Sylvie monte sur scène avec ses élèves. C’est durant un de ces moments partagés qu’elle se trompe dans les enchaînements : « Aïe ! Aïe ! Pour une prof !… » 😉 Une bonne occasion de rires complices …une fois regagnées les loges.

Car pour Sylvie, la danse orientale apprend « à aimer par-dessus tout la vie. » C’est un art qu’elle n’aura « pas le temps d’explorer entièrement » mais c’est aussi « une véritable thérapie. »

Quand Sylvie doit subir deux opérations chirurgicales très lourdes, elle n’a pas d’autre choix que de laisser son ventre à des mains expertes, mais néanmoins étrangères. Le ventre, c’est 200 millions de neurones qui communiquent en permanence avec notre cerveau. Ventre et cerveau utilisent les mêmes neurotransmetteurs. Siège de l’énergie vitale et de l’intime, c’est une partie de notre corps qui mérite toute notre attention. Sylvie en prend conscience après les épreuves médicales. D’abord,  sous l’angle matériel : « Il fallait que je remuscle mes abdominaux en douceur et j’ai pensé à la danse orientale.» Puis, elle découvre grâce à cette danse une nouvelle façon d’être en relation avec son corps qui lui permet de « renouer avec [sa] féminité » et d’ « avoir confiance en [elle], dans la vie et dans [ses] rapports avec les autres. »

Depuis son premier cours « dans lequel je me sentais bien », Sylvie s’est formée auprès nombreux professeurs. Sa « soif de connaissances » et sa passion l’ont conduite à explorer «l’univers de de la danse orientale Histoire, musique, culture, etc… rien de ce qui touche à cette danse n’échappe à sa volonté d’apprendre.

Cette énergie et cette ouverture d’esprit, elle les met au service de son nouveau projet : un « grand spectacle avec comédiens et danseuses, et pourquoi pas des messieurs qui danseraient avec nous cette fois-ci… » 

Mais par-dessus tout, ce qui est vital pour Sylvie c’est de « danser et partager cette passion encore très longtemps. »

 

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2 réponses à Sylvie Coulpied : le visage de la danse orientale à Colmar (68)

  1. Ah donc en fait tu es une vraie accro’ à la danse orientale ! 🙂
    J’ai toujours trouvé le corps des femmes en mouvement… très sensuel. Mais j’avoue que la danse n’est pas vraiment une passion chez moi, mais je veux bien en savoir davantage !

    • Sophia Sola dit :

      Bienvenue Sweat & Escarpins ! Pour jeter un oeil – même dubitatif 😉 – sur la danse orientale, tu es à la bonne adresse !La magie peut opérer à différents niveaux : on peut avoir envie de danser, mais on peut aussi piocher dans cet univers riche de femmes de caractère, d’histoire et d’art pour passer un moment de détente…Et puis, pour ta plume, qui sait ?,cela peut être une source d’inspiration 😉

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