« Kedi, des chats et des hommes » de Ceyda Torun

Crédit photo : Epicentre Films

L’ailurophile désigne celui ou celle qui aime les chats. Le mot vient du grec ancien « ailouros » qui signifie « chat ».

Loin du préjugé occidental de « la vieille aux chats » et de l’exhibition de chatons sur des « boites à clics », le film de Ceyda Torun, sorti en France en 2017, est notamment salué par The Time et Variety.

Son esthétique est irréprochable. Les images sont somptueuses. Les plans aériens pris par drone alternent avec des plans grand angle pris à hauteur de cheville humaine ou, plus exactement, d’épaule féline. Il ressort de l’ensemble un sentiment d’échange permanent entre ciel et terre, qui saisit la Vie dans son foisonnement essentiel et son mouvement éternel.

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La danse orientale vue par Laila del Monte

Tombe de Nebamon – Vers 1350 av.J.C.

Laila Del Monte se présente comme une professionnelle en communication animale. Née au Etats-Unis, elle passe son enfance en Espagne. Elle est diplômée de la Sorbonne en religions comparées.

Depuis l’antiquité du temps, les Hommes rêvent d’entrer en relation avec les phénomènes qui les dépassent. Souvent, ce désir est chargé d’arrière-pensées, au premier rang desquelles celle de maîtriser le fonctionnement de leur environnement afin d’en exploiter les potentiels à leur seul profit.

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Le chat et la danseuse orientale

"Bastet, incarnée parfois dans un corps de chatte, parfois dans celui d’une femme à tête de chat."
« Bastet, incarnée parfois dans un corps de chatte, parfois dans celui d’une femme à tête de chat. »

J’ai deux amours 🙂 : la danse orientale et les chats. J’ai découvert grâce à mes lectures que ces deux passions sont beaucoup plus liées que je ne l’imaginais.

Dans l’Egypte antique, il y a Bastet, incarnée parfois dans un corps de chatte, parfois dans celui d’une femme à tête de chat. Fille de Rê, elle est la déesse de la joie, de la musique, de la chaleur, elle est maîtresse du foyer et protectrice des naissances. Des cérémonies lui sont consacrées durant la crue du Nil, indispensable à d’abondantes récoltes.  Son culte est donc lié à la fertilité.

Dans sa forme primitive, Bastet est Sekhmet, déesse lionne envoyée sur terre par Rê pour détruire l’humanité qui conspire contre le pouvoir des dieux.  Son nom signifie «la puissance.» Déesse guerrière et solaire, elle commande les maladies et la guérison. Cela fait d’elle la protectrice des médecins, tandis que les prêtres consacrés à son culte sont réputés pour leur science vétérinaire.

Si Bastet est la forme ‘domestique’ de Sekhmet, toutes deux sont les  expressions d’une même énergie : celle de la Féminité qui préside à l’accroissement du monde en relation étroite avec les forces de l’univers.

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