Sandra Roget en Charente-Maritime

Crédit photo : Sandra Roget

Le terme qui me vient à l’esprit après avoir regardé Sandra danser est : ‘sens du visuel’. Costumes aux effets recherchés et images inattendues, Sandra possède une inspiration toute personnelle qui embellit sa danse.

Cette créativité lui vient-elle des épreuves qu’elle a dues affronter avant de monter sur scène ? Peu d’entre nous ont la chance de naître dans une famille d’artistes professionnels et le chemin est bien souvent ardu pour vivre de sa danse. Mais pour Sandra, il a fallu en plus défier le destin qui avait décidé qu’elle serait agoraphobe. Cette phobie l’a parfois empêché de sortir de chez elle pour accomplir la simple tâche de relever le courrier. Continuer la lecture de « Sandra Roget en Charente-Maritime »

Comment choisir son voile de danse orientale ?

Crédit photo : Patrice Bucher

Pour moi, le voile est l’accessoire le plus intime de la danse orientale. Voiles d’Ishtar, voile d’Isis, voile de Tanit que Salammbô dérobe des mains de son amant, le Féminin se dévoile et se masque tour à tour dans les plis du voile.

Accessoire qui n’est pas soi et qui rend sensibles nos émotions, le voile doit être choisi avec grand soin ; je dirais même avec amour. Il faut aimer son voile comme l’atout qui l’emporte sur toutes nos imperfections. Or, j’ai observé trop de danseuses qui jettent, manipulent, dirigent leur voile, mais ne dansent pas avec. Je reconnais volontiers que c’est un accessoire qui cache bien sa difficulté derrière sa simplicité.

« Les bons outils font les bons ouvriers » Pour que le voile ne devienne pas un chiffon qui meuble l’espace mais dont on se débarrasse avec soulagement, voici comment le bien choisir. Continuer la lecture de « Comment choisir son voile de danse orientale ? »

Danse orientale, danse de fertilité ?

Crédit photo : Patrice Bucher

Etrange gestuelle cette danse orientale. Cela fait bientôt deux siècles que le public l’a découverte à l’occasion des expositions universelles qui se tenaient dans les grandes villes européennes.

Depuis, elle hante les imaginaires du monde sans que, finalement, nul ne la connaisse totalement.

Parfois identitaire, parfois vulgaire, parfois commerciale, parfois élégante, parfois sublime, parfois folklorique, parfois sincère, parfois sans âme, elle a autant de visages et de vérités qu’il y a de femmes qui dansent.

Certains affirment qu’elle est née en Egypte antique pour célébrer les cultes des déesses qui veillaient à la fertilité du monde. Mais la fertilité n’est-elle pas une fantaisie inventée pour célébrer la sexualité subordonnée aux codes qui ordonnent la reproduction des êtres et des relations de pouvoir ? Continuer la lecture de « Danse orientale, danse de fertilité ? »

Nombril

Crédit photo : Pierre Marcel

Il fut « umbilicus », puis « umbiliculus », transformé en  « lonblil », modifié en « nomblil » et devenu « nombril » en français, « navel » en anglais, « ombligo » en espagnol, « nabel » en allemand et « ombelico » en italien.

La censure hollywoodienne le bannit des écrans dans les années 30. Le bikini lui offre une visibilité, mais il faut attendre les années 70 pour qu’il acquiert une respectabilité…toute relative.

Cette cicatrice qui nous rattache au monde animal des mammifères placentaires est reliée aux parois latérales du petit bassin qui se trouve délimité par la cavité abdominale en haut, le périnée en bas et les hanches sur les côtés. Ce petit bassin est l’arche où se côtoient l’argile et les boues humaines : il abrite l’appareil reproducteur, l’appareil digestif et l’appareil urinaire.

Dans les monothéismes, cette contiguïté dans le bas ventre de l’homme de la vie et de la mort contrarie beaucoup. L’anatomie dément les dogmes selon lesquels l’espèce humaine serait une création particulière, plus proche du monde céleste que du règne animal.

Cette marque d’appartenance de l’humain à la nature, et particulièrement à sa manifestation femelle, est aussi une empreinte qui différencie chacun de nous. Tous les nombrils sont uniques. De telle sorte que cette signature personnelle symbolise à la fois notre lien avec l’indifférenciation des générations et des espèces et notre individualité issue de nos héritages et de nos aptitudes.

Le nombril est donc notre attache avec l’infiniment universel et l’infiniment intime.

Il n’est donc pas surprenant qu’il soit au cœur de la danse orientale qui célèbre les unions et les séparations nécessaires au cycle de la vie à travers les états de conscience de la danseuse. Continuer la lecture de « Nombril »

Cours de danse orientale

Crédit photo : Patrice Bucher

En 1990, la déferlante « danse orientale » s’est abattue sur la France. Depuis, quelques années, le marché se stabilise. L’offre se compose de produits commerciaux et d’enseignements artistiques.

Que vous soyez une habituée des cours de danse orientale ou une débutante qui pousse la porte du studio pour la première fois, voici quelques pistes pour vous aider à choisir votre cours de danse orientale.

Commercial, traditionnel ou artistique

Une partie des professeures de danse orientale enseignent que leur vision de la danse orientale est le plus haut degré de cet art.

Discipline de soliste, la danse orientale est l’expression de l’âme de la danseuse. Certaines s’attachent à plaire au plus grand nombre et développent un style commercial ; d’autres se fondent sur la tradition et proposent un genre populaire, réel ou imaginé ; quelques unes se basent sur le langage chorégraphique spécifique à la danse orientale et sur les images auquel il est lié pour créer une forme classique et contemporaine.

Aucune de ces formules ne contient la danse orientale dans son entier. Toutes y participent.

A vous d’identifier la démarche des professeures près de chez vous – selon votre ressenti et non selon ses affirmations – et de choisir celle qui vous convient. Changez l’année suivante si le cœur vous en dit 🙂

Ne prenez pas la technique à la légère

Quel que soit le style, le mouvement doit être présenté selon ces points :

placement du corps

localisation du poids du corps

direction du mouvement

partie(s) du corps qui initie(nt)/dirige(nt) le mouvement

 énergie du mouvement

 esprit du mouvement

erreurs à ne pas commettre.

La professeure doit venir vous voir, vous corriger si nécessaire, au moins une fois par cours. Rien n’est pire que de croire maîtriser un mouvement alors que la posture du corps est fausse et que le déplacement est inexact.

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