
L’être humain est un animal diurne qui craint l’obscurité. Aussi, la lente agonie de la lumière, qui précède le solstice d’hiver, semble l’avoir toujours inquiété.
Cependant, avant l’altération profonde de ses aptitudes par ses penchants indignes, il possédait de rudes capacités d’observation.
Le nez au ciel, il ne fut pas bien long à constater qu’à la lente décrue des jours succédait leur renaissance. Il rapprocha alors ce cycle céleste de l’angoisse fondamentale causée par le sentiment de sa mort inexorable, qui le caractérise parmi les bêtes, et de l’espoir consolateur d’une résurrection.
Ainsi, le solstice d’hiver, habillé de beaux mythes, devint souvent une célébration de la contemplation et de la paix face à la vie qui s’achève et dans l’attente de celle qui va naître, ou renaître.
Ce solstice marque autant une fin qu’un début, et, dans certaines civilisations, les mois froids sont une gestation bien plus qu’une mise en terre. Les deux extrémités du cercle de vie s’imbriquent.

Dès lors, pourquoi ne pas s’associer à ces fêtes et se réjouir de leurs usages ? La délicate coutume d’échanger des cadeaux est singulière. Elle mérite qu’on s’y soumette.
Mais pas n’importe quel cadeau. Afin de ne pas contribuer à l’abrutissement général et à l’enrichissement de quelques uns, la liste, l’antique, la bonne vieille liste 😉 est le moyen idéal de se faire offrir des présents qui seront des outils pour progresser.
Donc, à supposer que tu sois une danseuse orientale moyennement à follement passionnée, voici quelques idées et adresses à transmettre au Père Noël, ou à ses rennes selon ton carnet d’adresses… 😉
Des costumes et des accessoires pour être bien dans ses sequins
Eviter les importateurs
La triste vérité est que ni les costumes, ni les accessoires, ne sont confectionnés sur le territoire de l’Union Européenne dans des conditions respectant les droits humains.
En général, la qualité de tout cela est médiocre à pas trop mauvaise.
Les importateurs qui affichent une adresse sur le sol français vendent les mêmes produits que les plateformes. Ils majorent le prix et facturent des frais d’envoi et de retour. Les procédures de prise en charge des articles qui posent problème sont à la charge du client. Dans ces conditions, les faire travailler est une perte d’argent et de temps.
Les plateformes de vente
Quant aux plateformes, il convient de choisir celles qui présentent leurs conditions d’expédition dans les fiches produits. Ouvre l’oeil ! 🙂 L’envoi et le retour en point relais sont souvent offerts, quel que soit le motif de retour. Toutefois, il arrive que le retour non lié à la défectuosité du produit soit à la charge du client.

Une caverne d’Ali Baba : la seconde main
Des merveilles sont à chiner sur Le Bon Coin ou Vinted. Prends le temps de farfouiller parmi les jupes longues et les tops en renseignant les champs de recherche avec des détails de couleurs et de matières.
Néanmoins, l’achat nécessite un peu de pratique. La taille est une notion variable. Il faut demander les mensurations exactes, comme le tour de poitrine, le tour de bassin, le tour de hanches, la longueur etc … L’envoi de photos des attaches est nécessaire, ainsi que des petits défauts, le cas échéant.
Il vaut mieux éviter les costumes transformés. Nul doute que chacune fait cela avec coeur, mais les finitions qui conviennent à l’une peuvent décevoir l’autre.
Dans les ventes entre particuliers, les vendeurs ne sont pas tenus d’accepter de retour. Ils garantissent seulement la conformité de leur article à la description qu’ils publient sur la plateforme.

Faire réaliser son costume par une costumière
Avant tout, il faut trouver la costumière, qui n’est pas une couturière. Créer un costume de danse orientale et créer un vêtement sont deux savoir faire différents.
Une fois que tu as trouvé cette compétence rare, plusieurs options s’offrent à toi, sachant que ce qui coûte le plus cher est la broderie des paillettes, des perles, des sequins ou des pierres.
D’abord, le choix du ou des tissu(s). S’ils sont suffisamment riches et évocateurs, ils nécessitent moins de décors.
Ensuite, le choix des formes, de l’amplitude, des superpositions, des plissés, le nombre de pièces …
Puis, éventuellement, le choix des galons.
Enfin, le choix des décors : paillettes, perles, sequins, pierres … C’est à la fois l’étape la plus onéreuse et la plus magique, car les possibilités sont infinies. Broder les décors un à un prend du temps. Mais cela procure aussi l’étrange satisfaction de s’appliquer à un geste qui nous vient du passé des jours.

Des livres et des objets pour être bien dans ses sequins
Il existe peu de livres sur la danse orientale. De surcroît, les études historiques ou ethnologiques peuvent être d’un abord fastidieux.
Par contre, les romans policiers écrits par des auteurs férus d’histoire te transportent à travers les siècles et les civilisations, loin des tourments des heures actuelles.
La collection des « Grands détectives » aux éditions 10/18 propose des aventures en Egypte antique par Anton Gill, dans l’Espagne du XIVe siècle par Caroline Roe et dans l’Empire ottoman du XIXe siècle par Jason Goodwin.
En France, toutes ces références sont épuisées.
Tant mieux ! 🙂 C’est l’occasion de fureter dans les librairies solidaires qui regorgent de livres. Donnés par des particuliers, ils sont triés et nettoyés avant d’être présentés à la vente. Certains affichent un très bon état.
Le site labelemmaüs est une plateforme de magasins solidaires, dont des librairies, où les livres de ces auteurs sont disponibles. Tu y trouves également les nombreux ouvrages de Christian Jacq consacrés à l’Egypte antique.
Dans les autres magasins de cette plateforme, tu déniches quantité d’objets qui apporteront une touche orientale à ton intérieur : une lampe en cire, des brochettes turques à personnages orientaux en laiton, un plat en terre cuite émaillée, une grande lanterne à suspendre, un ouvre lettre en forme de sabre, un brûleur d’encens …
Autant d’objets attachants pour embellir ton chez toi et choisir un mode de consommation responsable.




