Odeurs et danse orientale : sueur, orientaux et Oud Essentiel de Guerlain*

* Article non sponsorisé

Crédit photo : TOMA Studio

Dans notre civilisation de l’affichage et de la matière, les odeurs sont strictement contrôlées, voire bannies, aux fins de représentation.

Ainsi, une jeune fille de « bonne famille » 🙂 n’est pas censée transpirer. En effet, la sueur est considérée comme malodorante et sale.

Cette réaction vis à vis de la transpiration est un acquis de la civilisation.

Objectivement, un corps sain, propre, bien nourri, non alcoolisé et portant du linge frais, ne produit pas une sueur nauséabonde. Il est des sueurs qui « puent » : celles de la maladie et celles de la peur, les fameuses sueurs froides. Mais la mauvaise odeur ne caractérise pas la transpiration. D’ailleurs, le Larousse définit la sueur comme un « Liquide incolore, salé, sécrété par les glandes sudoripares, qui suinte par les pores de la peau. »

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Les 4 types de huit/mayas en danse orientale

Le huit, aussi appelé figure huit ou maya, est un mouvement phare de la danse orientale, dont il incarne parfaitement la sensualité.

Il s’agit de dessiner avec le bassin le signe de l’infini sur un plan horizontal ou sur un plan vertical.

Le mouvement est exclusivement généré par le bassin, qui peut être mobilisé grâce au déverrouillage des genoux. Les talons restent au sol, à moins de vouloir accentuer l’amplitude du dessin. Mais, dans ce cas, cela doit se faire en conscience, et sans que les talons initient le mouvement. Et moins encore les genoux.

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Un bouquet de baisers

« Le Journal de Bridget Jones »

A l’époque où le coït, sous toutes ses formes, fait sa réclame dans la production commerciale, et qu’il est difficile d’échapper à la leçon de choses, qualifiée de scène d’amour, dans les films et les séries, l’art et la culture du baiser sont considérés comme insignifiants, voire ignorés.

Pour les âmes épaisses, il est un préliminaire convenu et mineur. Pour les initiés, il est un Graal.

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Les 4 types de vibrations/shimmies en danse orientale

Mouvement emblématique de la danse orientale, signe de reconnaissance pour le grand public, les vibrations doivent être générées par le seul bassin. Il est évident que cette isolation se répercute sur les jambes, mais elles ne l’initient en aucun cas.

Elles demandent une dextérité spécifique où se marient maîtrise et lâcher prise. Une fois la sûreté d’exécution acquise, leur pratique procure un réel plaisir.

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« Tout peut arriver » de Nancy Meyers. Amour et création au féminin.

Le film aura 20 ans l’année prochaine. Il demeure une pièce de grand joailler pour tous ceux et toutes celles qui apprécient les caractères complexes, les dialogues ciselés, les sentiments paroxysmiques exprimés avec délicatesse, et les occasions manquées qui se représentent parfois…

La production artistique est partie prenante dans l’endoctrinement des peuples. C’est pourquoi les studios ne voulaient pas de cette histoire d’amour qui dément la doxa au service de la reproduction des êtres et des modèles, à savoir, que l’amour est une affaire de jeunes aux hormones fringantes.

Mais Nancy Meyers, expérimentée et déterminée, est parvenue à produire et tourner ce film dont elle a écrit le scénario. Mondialement, ce sera son plus grand succès après « Ce que veulent les femmes. »

Elle, Erica Barry (interprétée par la très chic et très irréprochable Diane Keaton), auteur renommée de pièces de théâtre à Broadway, cinquantenaire, divorcée, littéraire, francophile, élégante par nature, très Côte Est, est en mal d’inspiration.

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