5 raisons pour (re)commencer la danse orientale*

*Avertissement : cet article contient de l’humour 😉

Les vacances sont arrivées et te voilà en contemplation devant une baie marine ou devant des cimes enneigées, voire devant les abdominaux de ton homme qui sort de la douche…

Et soudain, la question te traverse l’esprit (association d’idées ou pas …) : « Et si je commençais (ou recommençais) la danse orientale ? Et quelles seraient les bonnes raisons pour mettre cette discipline à mon agenda ? »

En voici cinq, pas forcément politiquement correctes.

La danse orientale est une discipline pluri millénaire dont les sources sont diverses et antiques. Il est vraisemblable que s’allient en elle des techniques venues d’Asie et d’Afrique.

Elle est née dans des civilisations où la jouissance des Hommes mise en scène durant les rituels est considérée comme une offrande aux dieux qu’il convient de satisfaire pour préserver l’équilibre du monde et du cosmos.

Elle est alors un entraînement de la danseuse à sa propre volupté. D’où sa technique fondée sur la courbe, la répétition, l’intensité et la précision. A ses traits distinctifs s’ajoute l’emploi de toutes les parties du corps, y compris l’abdomen, le bassin et le pelvis, l’objectif de la soliste étant de prendre plaisir aux mouvements qu’elle accomplit selon son désir.

Continuer la lecture de « 5 raisons pour (re)commencer la danse orientale* »

Danse orientale et Occident

Crédit photo : Pierre Marcel

La danse révèle le récit civilisationnel dans lequel elle est pratiquée. Ainsi, les danses autorisées et considérées comme « honnêtes »* en Occident, sont les danses où le corps en pénitence est redressé par sa quête de sens.

La danse en Occident est forcément celle d’un corps « sale », divisé, en quête d’âme.

L’Occident a savamment développé les gestuelles qui interdisent au corps de parler en décrétant qu’il est des gestes et des attitudes à proscrire et des critères constitutifs d’une beauté socialement établie à remplir.

De plus, la danse occidentale est celle de parties privilégiées du corps : la tête, le buste, les bras, les jambes et les pieds. Le danseur occidental est un « homme-squelette, ossature à mouvoir par les muscles et qui du sexe n’a rien à dire. »**

En Occident, c’est seulement dans le cadre de ses limites héritées de la doctrine chrétienne, que la danse est considérée comme esthétique et acceptable, en ce qu’elle ne conduit pas « à coller à la femme. »*

Continuer la lecture de « Danse orientale et Occident »

Fesses, cambrure et danse orientale

Crédit photo : Pierre Marcel

Cela ne t’a pas échappé : à l’approche de la saison estivale, les magazines féminins se remplissent d’articles aux sujets plutôt lestes. Cette année, j’apporte ma pierre à ce léger édifice et je vais te parler de fesses et de cambrure, outils de la danse orientale s’il en est.

Je consulte mon « Manuel détaillé des mécanismes de l’anatomie » (acheté au rayon enfants 😛 ) pour découvrir que le nom savant des fesses est « la région glutéale »…moins glamour. Elle est composée de plusieurs grands muscles …et d’une couche de graisse (Hé oui! 😉 ) La majeure partie des fesses est constituée par le muscle grand glutéal auquel on doit la forme arrondie des fesses. Sous ce muscle se trouvent le moyen glutéal et le petit glutéal.

Bien, passons aux choses sérieuses. Tu as dû noter que la mode est aux postérieurs généreux. Cela pourrait inciter à entamer une cure intensive de cacahuètes et de glaces. Mais pas si vite …

Continuer la lecture de « Fesses, cambrure et danse orientale »

Hathor et la danse orientale

Sistre à tête de la déesse Hathor

« Lève-toi et lie celui que je regarde pour qu’il soit mon amant, puisque j’adore son visage. »

Incantation à la déesse Hathor

Une prière intemporelle et féminine, comme le désir de l’amoureuse qui dévore chaque instant du jour et de la nuit…

Le terme Egypte antique embrasse plus de trois millénaires et des cultures matérielles et spirituelles qui se sont ajoutées ou relayées.

A l’origine, les vastes territoires de la haute (sud) et basse (nord) Egypte entourant le Nil aux sources mystérieuses. Des chefs de guerre règnent sur des fiefs, un fleuve apporte tour à tour l’abondance et la tragédie, des cosmogonies et des mythes nombreux apaisent l’âme des hommes.

Une forme archaïque de déesse vache est attestée dans plusieurs endroits. Elle préside aux forces vitales et côtoie, entre autres, la déesse serpent Ouadjet au nord et la déesse vautour Nekhbet au sud.

Continuer la lecture de « Hathor et la danse orientale »