Cours de danse orientale à La Roche sur Yon

Tadâm ! Le 21 septembre 2017 s’ouvre la 4ème édition des cours de danse orientale à La Roche sur Yon. C’est un plaisir de vous y accueillir. Vous êtes attendues 😉

Où ?

Nous nous retrouvons au studio de danse Vibration Latina, 95 rue René Coty (Zone Acti Sud) à La Roche sur Yon. Un parking gratuit est à votre disposition devant le studio. L’arrêt de bus « Epinettes » sur la ligne 4 direction « Angelmière » est à quelques mètres.

Quand ?

Le jeudi de 18h15 à 19h15.

Pour le confort de chacune, il est demandé d’arriver 15 mn avant le début du cours.

Le cours commence à l’heure pour respecter les horaires du cours suivant.

Le cours se termine le jeudi 7 juin 2018.

Pour qui ?

Le cours est ouvert à toutes les femmes à partir de 15 ans.

Il s’adresse à toutes celles qui ont envie de pratiquer la danse orientale, qu’elles soient débutantes ou plus avancées dans leur parcours (de 0 à 3 ans de pratique)

Pourquoi ?

La danse orientale est encore peu connue. Elle est souvent limitée à l’image des danseuses de restaurants ou de clips. Cette image n’est pas représentative de toute la richesse de cet art.

Sa technique est fondée sur l’isolation, c’est-à-dire la capacité à faire bouger une seule partie du corps. Cela permet de prendre conscience en douceur des possibilités multiples de l’ossature et de la musculature profonde. La danse orientale assouplit et sculpte la silhouette. Véritable « photoshop naturel » 😉 elle rapproche les femmes du Féminin de leur nature et leur donne la maîtrise de leur esthétique.

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4€90

L’esprit mercantile qui anime la plupart des acteurs de la danse orientale semble assez néfaste. Certes, il peut conduire à une certaine inventivité en stimulant l’apparition de nouveaux styles et de nouveaux produits, dont les danseurs eux-mêmes, mais il aboutit surtout à favoriser une production à la chaîne au bénéfice des meilleurs gestionnaires.

Tout en désapprouvant le marché de la danse orientale, je lui reconnais le mérite d’avoir créé l’environnement nécessaire à la survivance et au renouvellement, pas toujours pour le meilleur, de cette gestuelle.  Le monde « culturel », empêtré dans des préjugés, inconscient de son ethnocentrisme, est fermé à la danse orientale. Il ne peut l’envisager que sous l’angle de la tradition ou du métissage. Considérer la danse orientale comme une technique physique permettant l’expression d’états de corps dans le présent semble impossible. Le fait qu’elle soit une danse érotique féminine ajoute un obstacle quasi insurmontable à sa qualification d’art par les mandarins qui règnent sur l’espace culturel occidental.

Si la danse orientale grappille quelques subventions, les scènes prestigieuses lui sont inaccessibles. Cette absence de débouchés empêche la rencontre de la danse orientale avec les réflexions et les processus artistiques de son siècle. Interdite de sortir des clichés hérités de la période coloniale puis du cinéma égyptien, elle est bornée par des objectifs de performance et de lucre.

Cette ambiance encourage la recherche du moindre profit. Et tous s’y jettent sans hésitations. Continuer la lecture de « 4€90 »

Pas de danse orientale parce que…

La danse orientale est un art encore mal connu. Certaines rêvent de s’inscrire à leur premier cours mais n’osent pas. D’autres sont séduites par la gestuelle mais trouvent son environnement de mauvais goût. Parfois, celles qui ont déjà fait le pas sont déçues par leur expérience.

Je vous propose d’évoquer les fausses raisons pour ne pas se lancer leur cœur léger dans l’apprentissage de la danse orientale. Et d’y répondre 🙂

Parce que ce n’est pas pour moi

L’apprentissage de la danse orientale est ouvert à toutes les femmes sans pré requis. Aucune femme n’est exclue de la danse orientale, que ce soit en raison de ses mensurations, de son âge ou de sa personnalité.

La technique est exigeante. Mais elle vise à mettre en valeur toutes les morphologies. Un même mouvement peut avoir un rendu différent selon la femme qui danse car le but en danse orientale n’est pas d’atteindre un stéréotype mais de permettre l’expression de la danseuse. Continuer la lecture de « Pas de danse orientale parce que… »

Les préjugés sur la danse orientale : Le cinéma, allié ou ennemi ?

En 1935, les studios Misr, fondés par la banque du même nom, voient le jour au Caire. C’est entre ces murs que la plupart des films égyptiens de la période dite « de l’âge d’or » (1940/1955) sont tournés.

Il s’agit majoritairement de comédies et d’intrigues sentimentales destinées à distraire un public populaire et féru de cinéma. Les scenarii visent à mettre en valeur les interprètes connus qui sont parfois associés à la production.

Dans ce contexte, les danseuses orientales sont très souvent employées pour apparaître dans des scènes où la danse est présentée comme un divertissement très agréable – voire exotique – pour les publics européen et américain.

C’est à ce moment que l’image de la danseuse orientale va définitivement se figer dans celle d’une séductrice jouant sur tous les registres allant de la femme enfant à la vamp. Son seul but est de plaire et de distraire. Majoritairement masculin, son public est subjugué mais il ne prend pas cette émotion au sérieux.

La danse n’est pas présentée comme un art. Tandis qu’à la même époque, la danse européenne traverse de grands changements qui mettent l’accent sur ses capacités à exprimer des états de corps et des états d’âme, le cinéma diffuse une image de la danse orientale qui la limite à un divertissement.

Cette vision arrêtée est celle qui demeure dans bien des esprits. Elle ne correspond pas à ce qu’est la danse orientale en considérant ses origines et sa pratique au fil des civilisations. Aux 18ème et 19ème siècles, les voyageurs revenus du Moyen-Orient témoignent d’une grande différence de personnalités entre les danseuses. Certains sont frappés par le détachement qu’elles ont vis-à-vis de leur public et par l’intériorité de leur danse. Pour aller plus loin : La danse orientale vue par…

Actuellement, la danse orientale s’appuie sur une technique de haut niveau. Mais si elle ne renoue pas avec ses sources et son intériorité, elle reste cantonnée dans les clichés charmants qu’illustre bien cette vidéo 🙂

Le Cantique des Cantiques, la grenade et la danse orientale

Crédit photo : Calligraphie Ahmad Dari

Je suis chanceuse : je reçois autre chose que des factures et des avis d’imposition dans ma boite aux lettres 🙂  Je reçois des cartes 🙂 Il n’y a pas très longtemps, j’ai reçu cette belle calligraphie illustrant quelques vers du poète palestinien Mahmoud Darwich* :

« Si tu es vraiment mon aimé, compose un

Cantique des Cantiques pour moi

Et grave mon nom sur la branche d’un

grenadier, dans les jardins de Babylone. »

Ces vers évoquent la Mésopotamie et les systèmes symboliques de ses civilisations à jamais disparues où le Féminin était célébré en la personne de la déesse Inanna/Ishtar.

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