La Conspiration du Caire (Boy from heaven) de Tarik Saleh

Crédit photo : Atmo Production

Dans un petit village de pêcheurs, là où le fleuve mystérieux et sacré est encadré par à peine 30 kilomètres de terre fertile, Adam reçoit une bourse pour partir étudier la théologie au Caire.

Sa destination est prestigieuse, à la hauteur des espoirs que le village a placé en lui. En effet, il part pour l’université d’al-Azhar, lieu d’enseignement des sciences islamiques à la renommée historique et internationale, ce depuis sa fondation par le général fatimide Jawhar al-Siqilli en 972.

Continuer la lecture de « La Conspiration du Caire (Boy from heaven) de Tarik Saleh »

« Celle qui rejoint les chairs du dieu », les épouses du dieu Amon dans la Troisième Période intermédiaire à Thèbes

Détail d’une statue de Karomâmâ, épouse du dieu Amon – Crédit photo : Somogy/Editions d’art/Musée de Grenoble

Plonger dans l’histoire de l’Egype antique, c’est embrasser trois millénaires au cours desquels se succèdent périodes de chaos et de stabilité, divisions et unifications du vaste territoire qui borde le Nil. De plus, les cosmogonies varient selon les dates et les lieux, elles se complètent, se copient, s’unissent.

Autant dire que cela demande aux indigènes des pâles monothéismes que nous sommes un esprit grand ouvert et un effort d’imagination soutenu.

Continuer la lecture de « « Celle qui rejoint les chairs du dieu », les épouses du dieu Amon dans la Troisième Période intermédiaire à Thèbes »

Prêtresses en Mésopotamie

Crédit photo : Patrice Bucher

En Mésopotamie, région entre les fleuves Tigre et Euphrate, principalement sur le territoire de l’actuel Irak, les femmes assument de hautes fonctions religieuses.

Les civilisations qui s’ajoutent et se succèdent sur ce territoire sont marquées par un haut degré de raffinement, qui se manifeste, notamment, par l’invention de l’écriture cunéiforme à Uruk en 3300 avant JC.

Les temples sont les demeures des dieux qui vivent sur terre. Les satisfaire est le destin de l’humanité. Les temples sont des centres économiques et administratifs. Des actes juridiques y sont rédigés et conservés, les surplus de la production agricole, améliorée par les nouvelles techniques d’irrigation, y sont conservés, comptabilisés, distribués, des animaux de rente y sont abattus, des étoffes y sont tissées, des prêts y sont accordés…

Toutes ces tâches emploient des hommes libres maîtrisant des savoir faire et des esclaves.

Aux membres des classes privilégiées les hautes fonctions religieuses qui permettent l’accès au saint des saints, le Naos, le lieu le plus reculé où vit le dieu. Lieu dont l’entrée est absolument interdite au commun des mortels.

Car au contraire des cultes monothéistes, les rituels ne sont pas publics. Ils se déroulent rien que pour les yeux des différentes catégories de prêtres qui officient dans l’intimité des dieux qu’ils réveillent, lavent, habillent, nourrissent et, parfois, réjouissent de leurs orgies.

Continuer la lecture de « Prêtresses en Mésopotamie »

Hathor et la danse orientale

Sistre à tête de la déesse Hathor

« Lève-toi et lie celui que je regarde pour qu’il soit mon amant, puisque j’adore son visage. »

Incantation à la déesse Hathor

Une prière intemporelle et féminine, comme le désir de l’amoureuse qui dévore chaque instant du jour et de la nuit…

Le terme Egypte antique embrasse plus de trois millénaires et des cultures matérielles et spirituelles qui se sont ajoutées ou relayées.

A l’origine, les vastes territoires de la haute (sud) et basse (nord) Egypte entourant le Nil aux sources mystérieuses. Des chefs de guerre règnent sur des fiefs, un fleuve apporte tour à tour l’abondance et la tragédie, des cosmogonies et des mythes nombreux apaisent l’âme des hommes.

Une forme archaïque de déesse vache est attestée dans plusieurs endroits. Elle préside aux forces vitales et côtoie, entre autres, la déesse serpent Ouadjet au nord et la déesse vautour Nekhbet au sud.

Continuer la lecture de « Hathor et la danse orientale »