« Kedi, des chats et des hommes » de Ceyda Torun

Crédit photo : Epicentre Films

L’ailurophile désigne celui ou celle qui aime les chats. Le mot vient du grec ancien « ailouros » qui signifie « chat ».

Loin du préjugé occidental de « la vieille aux chats » et de l’exhibition de chatons sur des « boites à clics », le film de Ceyda Torun, sorti en France en 2017, est notamment salué par The Time et Variety.

Son esthétique est irréprochable. Les images sont somptueuses. Les plans aériens pris par drone alternent avec des plans grand angle pris à hauteur de cheville humaine ou, plus exactement, d’épaule féline. Il ressort de l’ensemble un sentiment d’échange permanent entre ciel et terre, qui saisit la Vie dans son foisonnement essentiel et son mouvement éternel.

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« La Belle et la meute » de Kaouther Ben Hania

Jusqu’au 31 mai 2024 , France2 propose en streaming le splendide film de Kaouther Ben Hania. Nul paiement ou abonnement nécessaire. Il suffit de s’inscrire pour accéder à une oeuvre qui se classe nettement aux côtés des références que sont « Les Accusés », « Thelma et Louise », et le plus récent « Promising young woman ».

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Laylâ, ma raison

 

"La légende de Qays et Laylâ date du VIIème siècle."
« La légende de Qays et Laylâ date du VIIème siècle. »

La danse orientale est une discipline très ancienne. Reléguée en marge des sociétés monothéistes, son esprit a survécu, et sa technique a évoluée au fil des contextes socioculturels qu’elle a traversés.

La légende de Qays et Laylâ fait partie de l’environnement artistique de la danse orientale. Elle date du VIIème siècle, et a été adaptée pour le cinéma, en 1989, par le metteur en scène tunisien Taïeb Louhichi.

Qays et Laylâ  vivent dans un campement prospère, près d’une oasis, dans le désert d’Arabie. Leurs pères sont cousins. Qays est un jeune homme brillant, aussi doué pour l’action que pour les arts. Ses parents croient en lui, et l’envoient parcourir le monde. Quand il revient, il n’a qu’une idée en tête : chanter Leylâ, et l’amour qu’il lui porte, dans ses poèmes. Cela est strictement contraire aux codes qui régissent le campement. L’amour pour une femme ne se dit pas, et encore moins l’amour pour le corps d’une femme. Mais Qays refuse de considérer les vers d’amour comme des choses défendues et impures. Il se rebelle contre ces limites de l’intime qui sont imposées à son art. Quand le père de Laylâ rejette sa demande en mariage, il se met à errer dans le désert. Jusqu’à en devenir fou. Laylâ est mariée à un autre homme. Mais celui-ci est désespéré de ne pas la rendre heureuse. Il la ramène à sa famille, où elle meurt.

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