Petit lexique du Moyen-Orient antique, à l’intention des rêveuses

Babylone – La Porte d’Ishtar « Ishtar est victorieuse de ses ennemis. » – C.Ph: inconnu

Déesses, personnages mythiques et lieux d’histoire.

Les déesses

Astarté chez les Phéniciens (à peu près l’actuel Liban) déesse à la fois de l’amour et de la fertilité, à la fois vierge et mère, parfois présentant un caractère belliqueux.

Bastet, déesse de la joie du foyer, de la chaleur du soleil, de l’énergie charnelle et de l’amour, protectrice des femmes enceintes et des enfants. Elle est représentée sous des traits félins. D’abord célébrée dans la ville de Bubastis (Egypte antique) dans un temple dont la beauté a été remarquée par Hérodote, son culte se développe dans tout le pays à compter de 2374 av. JC. Pour aller plus loin : « Le chat et la danseuse orientale »

Inanna chez les sumériens puis Ishtar chez les akkadiens en Mésopotamie (région entre les fleuves Tigre et Euphrate, principalement sur le territoire de l’actuel Irak) Déesse tutélaire (protectrice) de nombreuses villes/états. Elle est la déesse de l’amour, des changements d’état, de la guerre, de la souveraineté (du pouvoir : elle fait et défait les rois). Rattachée à la planète Venus, elle est la déesse des désirs et non de la fertilité. Un mythe la montre descendre aux enfers pour ramener le printemps sur terre. Elle est donc la déesse des cycles, notamment celui des saisons. Pour aller plus loin :  « Aux origines de la danse des 7 voiles »  Continuer la lecture de « Petit lexique du Moyen-Orient antique, à l’intention des rêveuses »

Les Chaussons Rouges, de Michael Powell & Emeric Pressburger

Crédit Photo : Carlotta Films

Boris Lermontov : Pourquoi voulez-vous danser ?

Victoria Page : Pourquoi voulez-vous vivre ?

Boris Lermontov : Je ne sais pas exactement pourquoi, mais je le dois.

Victoria Page : C’est aussi ma réponse.

 

Durant l’entre-deux guerres, les ballets Lermontov vivent au rythme des tournées. Lermontov, le maître de ballet, Ljubov, le chorégraphe, Craster, le compositeur et chef d’orchestre règnent sur le quotidien des danseurs, des musiciens et des techniciens. Une promiscuité de chaque instant où le respect de la hiérarchie et l’amour de l’art offrent un terrain propice à la créativité.

L’hiver se passe à Monte-Carlo où un public fortuné et cosmopolite attend avec impatience la création de nouveaux ballets et la reprise de ceux du répertoire romantique.

Dans ce contexte, Lermontov, Ljubov et Craster créent « Les Chaussons Rouges » inspiré du conte de Hans Christian Andersen. L’histoire semble naïve. Une jeune fille veut danser avec des chaussons rouges, parce qu’elle est émue par leur irrésistible beauté. Un jour, elle est exaucée. Sa joie déborde, elle danse toute la nuit. Mais quand vient la fatigue, elle ne peut pas rentrer chez elle. Les chaussons ne connaissent pas la fatigue. Ils l’entraînent par monts et par vaux, jusqu’à l’épuisement et la mort. Continuer la lecture de « Les Chaussons Rouges, de Michael Powell & Emeric Pressburger »

Parvana, de Nora Twomey

Crédit photo : Le Pacte

La beauté est un levier pour attirer nos esprits sur le chemin de l’idéal. Parvana est servi par des techniques graphiques qui nous entraînent au-delà des apparences sordides de la vie d’une petite fille en Afghanistan, à la découverte des achèvements intimes que permettent l’esprit et le courage, quels que soient les périls à affronter.

Parvana est la fille cadette de parents érudits. Son papa a perdu sa jambe durant la guerre contre l’URSS. Professeur sans poste, il est réduit à offrir ses services d’écrivain public au marché. A l’occasion, il propose également à la vente quelques beaux objets, vestiges d’une époque où la famille connaissait le confort. Continuer la lecture de « Parvana, de Nora Twomey »

Danse orientale, danse de fertilité ?

Crédit photo : Patrice Bucher

Etrange gestuelle cette danse orientale. Cela fait bientôt deux siècles que le public l’a découverte à l’occasion des expositions universelles qui se tenaient dans les grandes villes européennes.

Depuis, elle hante les imaginaires du monde sans que, finalement, nul ne la connaisse totalement.

Parfois identitaire, parfois vulgaire, parfois commerciale, parfois élégante, parfois sublime, parfois folklorique, parfois sincère, parfois sans âme, elle a autant de visages et de vérités qu’il y a de femmes qui dansent.

Certains affirment qu’elle est née en Egypte antique pour célébrer les cultes des déesses qui veillaient à la fertilité du monde. Mais la fertilité n’est-elle pas une fantaisie inventée pour célébrer la sexualité subordonnée aux codes qui ordonnent la reproduction des êtres et des relations de pouvoir ? Continuer la lecture de « Danse orientale, danse de fertilité ? »

Naïma Akef, comme l’éclair

Crédit photo : Inconnu

J’ai découvert Naïma Akef dans une vidéo qui, aujourd’hui, a été retirée en raison d’une réclamation fondée sur les droits d’auteurs. C’est une perte pour la danse orientale car c’est dans cette vidéo que son style moderne et vif argent était le plus mis en valeur. Ses mouvements étaient rapides, petits et délicats, avec des enchaînements nouveaux mêlés à sa maîtrise des attitudes plus conventionnelles. Elle dansait en pantalon ce qui convenait parfaitement à sa silhouette.

La carrière de Naïma aurait pu finir dans les loges du Casino Badia, où ses camarades danseuses lui ont tendu une embuscade pour lui flanquer une correction afin de lui passer le goût d’être la favorite de Badia. Naïma rappelait peut-être à Badia Masabni ses débuts à Beyrouth, sur la scène du nightclub de Madame Jeannette, où elle avait conquis le cœur de l’audience chic en dansant et chantant. En effet, Naïma est l’une des seules danseuses à savoir également chanter et elle triomphe à chaque apparition.

Badia est une femme d’affaires, elle connaît la valeur de Naïma, mais elle sait aussi qu’un nightclub ne vit pas sur le talent d’une seule artiste, aussi douée soit-elle. Elle licencie Naïma après que celle-ci se soit sortie des griffes des jalouses…à la force des poings 😛

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